Il refuse son biberon

Après les semaines magiques passées à allaiter bébé, il faut bien envisager le sevrage. Et pour nous, c’est là, maintenant. Or bébé ne l’entend pas de cette oreille ! Voici des solutions pour lui faire accepter ce changement de régime…
Proximité, complicité, tendresse…., on ne compte plus les qualificatifs pour décrire l’allaitement. A tel point que lorsque vient l’heure du sevrage, on redoute cette étape qui marque le début d’une forme d’autonomie de notre tout-petit. Eh oui, un biberon, une boîte de lait infantile et bébé peut être nourri. Par papa, la nounou ou notre meilleure amie. Ce n’est déjà pas facile à accepter, mais quand s’y adjoint le refus de bébé de « changer de crémerie », alors là, l’affaire se corse. Pourtant, il existe des solutions pour passer ce cap en douceur.
Choisir son moment
En théorie, on peut mettre fin à l’allaitement n’importe quand, et cela est même parfois nécessaire pour raison médicale. Mais il est préférable de ne pas faire coïncider le sevrage avec un autre changement dans la vie de bébé (déménagement, voyage, changement de mode de garde). Sevrer bébé à ce moment-là aurait pour effet de lui faire refuser net le moindre changement à ses habitudes et ce refus pourrais s’installer dans la durée. De même ne choisissez pas un moment où vous êtes stressée, préoccuper par autre chose. Il faut que vous soyez totalement disponible pour lui, pour lui parler et le rassurer.
Se donner du temps
Pour ces mêmes raisons, évitons d’attendre les derniers jours avant le retour au travail pour l’accoutumer au biberon. Et puis, nous aussi, nous serions stressées à l’idée que « cela ne marche pas » à temps. Bébé le sentirait, se braquerait et bonjour le cercle vicieux ! La durée idéale pour un bon sevrage est la plus longue possible. L’idéal est de prendre une semaine pour remplacer la première tétée, qui est la moins généreuse. Si tout se passe bien, la semaine suivante, proposez-lui un second biberon. Mais justement, cela ne se passe pas toujours bien.
Choisir ses « outils »
L’une des raisons pour lesquelles bébé joue les récalcitrants, c’est qu’un sein, doux, chaud, n’a pas de comparaison possible avec un bout de latex ou de silicone. Passer du fait sur-mesures au prêt à porter n’est pas facile pour un tout-petit surtout qu’on touche à ce qui est essentiel pour lui, sa relation avec sa maman… et avec son estomac. Et s’il a déjà une sucette qui lui sert à s’endormir, il faut choisir un modèle le plus semblable possible. Il acceptera mieux le biberon s’il est accoutumé à une tétine.
Donner du lait infantile à la cuillère
Néanmoins, bébé peut s’obstiner à refuser : la tétine, ok pour le dodo, mais pour le lolo c’est le sein, fois de bébé. Il ne faut pas le forcer : on fait une pause et on recommence plus tard. Il ne veut toujours pas en démordre ? Tant pis. On laisse passer un jour ou deux, et on essaie à nouveau. Entre temps, on essaye de lui glisser entre les lèvres une cuillérée de lait infantile avec une cuillère en plastique souple ou un compte gouttes. Une fois habitué au goût de ce nouveau lait, il acceptera plus facilement le biberon.
Utiliser des leurres
La meilleure solution consiste à solliciter l’aide de tiers pour les biberons : le papa, la nounou ou un autre proche qu’il connaît bien. Et pour nous, ce sera moins frustrant, surtout su nous apprécions beaucoup ces moments de complicité. Si bébé déteste décidément le goût de la tétine, il suffit de tirer notre lait pour alimenter les premiers biberons. Comme bébé reconnaître le goût du lait, celui de la tétine aura moins d’importance. Pour calmer bébé après le biberon, s’il se sent lésé car la tétée aura été plus courte qu’au sein, il ne faut pas hésiter à lui proposer une sucette, afin qu’il satisfasse son besoin de succion. Avec un peu de patience, d’ici une dizaine de jours, bébé trépignera d’impatience à la vue de son bib, devenu son meilleur ami. C’est pareil pour tous les bébés, alors ne nous décourageons pas !

