Lavables ou jetables, quelles couches pour bébé ?

Les unes pollueraient, les autres seraient moins pratiques. Elles ont au moins deux points communs : couter cher et être indispensables. Pour vous aider à faire le choix, tordons le cou aux idées reçues.
Souvent maman varie ! Beaucoup se sont dit : des jetables jamais ! Et vice versa : Pour finir par adopter le produit tant décrié auparavant. Jetables ou lavables, les couches sont toujours au cœur d’une polémique militante. Dans la réalité, on est souvent obligée de revoir ses principes à l’aune de sa réalité quotidienne. Et de faire le tri dans les idées préconçues ! La preuve en sept arguments démontés.
1. Les couches jetables coûtent cher
VRAI. Si on part sur une moyenne de 30 centimes d’euros la couche et sur une consommation de cinq couches par jour, pendant trente jours et durant 30 mois, on arrive à la somme de 1350 €. Sachant qu’il faut aussi compter une petite rallonge pour la de transition entre 2 ans et demi et 3 ans, la facture s’élève en général plutôt à 1500 €.
2. Les couches lavables sont plus économiques
VRAI. L’échantillonnage de couches lavables pour les trois premières années représente un investissement d’environ 850 €, entre les couches et les culottes de toutes les tailles et les recharges de film biodégradable. A ce coût, il faut ajouter l’eau, la lessive et l’huile essentielle d’arbre de thé traditionnellement utilisée pour désinfecter et désodoriser. Il faut encore beaucoup pour parvenir au même montant que les couches jetables.
3. Les couches lavables : plus contraignant au quotidien
VRAI. On risque d’en manquer si on a pris du retard de lessive. Il faut les stocker dans un seau d’eau savonneuse, puis les passer à la machine à laver et enfin les faire sécher. Qui plus est, l’huile essentielle d’arbre à thé, laisse une odeur particulière dans la maison qui n’est pas toujours très sympathique. Sans compter l’odeur des couches sales…
4. Toutes les couches jetables se valent : prendre les moins chères
FAUX. Toutes les mamans qui en ont fait l’expérience reconnaissent qu’il existe des marques de références ; Les couches premiers prix son rarement aussi absorbantes : les changes plus fréquents alourdissent al facture. Les adhésifs sont parfois de moins bonne qualité et les lotions (qui imprègnent le voile) parfois plus allergisantes. Quand le coût est une barrière, il suffit de réserver les couches chères pour les moments où l’on change bébé moins souvent (par exemple la nuit) ou moins facilement (quand on sort) et les plus ordinaires pour la journée à la maison.
5. Il y a moins d’érythème fessiers avec les couches jetables.
VRAI. Les couches jetables, par leur qualité d’absorption, laissent la peau sèche et évitent la macération de l’urine et des selles qui provoquent des érythèmes fessiers. Ceux-ci sont devenus rares avec les couches jetables de qualité, alors qu’ils sont plus fréquents avec des couches lavables ou jetables de moindre qualité. Les couches jetables de qualité sont aussi plus ergonomiques et gênent moins l’enfant dans ses mouvements, ce qui peut l’inciter à retarder le moment du pot. Ceci étant, l’apprentissage de la propreté répond à d’autres paramètres que le seul confort !
6. Les couches lavables, c’est plus écolo
EN PRINCIPE. En tissu souvent biologique, elles sont en principe plus écologiques, tant par leur mode de fabrication que par leur utilisation. Mais tout dépend des habitudes de chaque utilisatrice. Si on fait couleur un seau d’eau par couche (au lieu de les laisser tremper à plusieurs avant de lancer la machine) et que l’on utilise beaucoup de détergent pour être sûre qu’elle est bien désinfectée, on alourdit la pression sur l’environnement.
7. La meilleure solution, c’est une utilisation mixte
VRAI. Comme dans bien des domaines, la solution est rarement radicale. Quand on est en ville avec bébé, avoir sur soi un change jetable est bien plus pratique que la solution couche lavable. La nuit, si bébé élimine beaucoup et se réveille pour être changé, il peut être intéressant d’utiliser plutôt un change jetable de bonne qualité afin que tout la famille passe une bonne nuit. Ou de renforcer la couche lavable avec une bande de coton absorbant, mais cela alourdit le coût.

